MRA 449 p17 - Avril 1977 - André Meritte

Farman Moustique

Voici le plan du FARMAN 451 « Moustique », tiré du M.R.A. n° 232, description de Maurice Mouton, d'ailleurs un peu incomplète en ce qui concerne les détails.

J'ai dû un peu improviser pour le tableau de bord et certains détails moteur, mais cela n'a pas une grande importance. Ce ne sont tout de même pas des maquettes de championnat du Monde ! Le principal est de ne pas trop tricher sur les cotes générales et d'obtenir une machine très valable. Autre but à atteindre, chercher à s'amuser c'est le plus important. Dans certains cas il n'y a pas grand'chose à revoir. Sur ce Farman j'ai un peu agrandi la surface de dérive, très légèrement rehaussé le train de 2 ou 3 mm, pour monter une hélice de 120 mm de diamètre, et c'est tout pour les modifications. D'ailleurs après les premiers vols, j'ai pu constater que la dérive d'origine pourrait très bien convenir telle quelle, car le modèle a une très bonne stabilité de route. A propos de dérive, le volet est articulé pour faciliter le réglage sur 2 minuscules lamelles en alu, découpées dans un pot de yaourt (décalage du volet à droite environ 0,5 mm). Mais le virage est surtout obtenu par perçage oblique du bloc moteur environ 1° 30 à droite, plus perçage de 1° piqueur. Quant à la structure, rien de spécial, sinon utilisation de petites sections, du 3/10 et moins si l'on peut. Un fin constructeur peut gagner encore au moins 2 grs sur cette cellule qui pèse complète 7,7 grs. Il y a encore une foule de bastaings, chevrons et autres gros bouts de bois à supprimer et à amincir. Cognet qui s'y connaît... jugeait aussi que l'on construit beaucoup trop gros. Faut poncer !

Le Moteur est une boucle de 1,6 x 1 sur 350 remonté au concours à 1200 tours permettant d'aller racler le plafond. Un seul vol à 1230 tours, et cela a donné un percutage dans une poutre du toit. Il est d'ailleurs à noter que j'ai poussé les remontages à plus de 1500 tours la veille sans casse (J'ai dit 2000 tours à tout le monde, mais uniquement parce que je ne sais plus que 50 tours de chignole à 30 de rapport font 1500 et non pas 2000 !). Serais tout de même curieux de l'essayer à 1500 tours. Doit passer allègrement ses 60 s.

Ce modèle est vieux de plus de 1 an car il avait été construit pour le concours des Mureaux en 76, mais un grave problème familial nous a empêché de participer à cette réunion. Il est resté sagement dans sa boîte et je n'ai eu à remarquer aucune déformation. Si vous le construisez, faites plus léger et vous serez agréablement surpris de l'extraordinaire stabilité de cet avion ainsi que de ses qualités de vol très réalistes.

Un mot sur le Taupin du fiston, ça c'est un avion qui donne mal au coeur ! Décollage à la verticale, demi passage dos accroché à l'hélice, balancements, glissades, dérapages, tout y passe. Véritable Ademaï Aviateur ! Mais le plus drôle c'est que la fin du vol se calme et que ça reste en l'air à tous les coups 40 s. La construction est bien faite, mis à part de petits vrillages au plan arrière. Le poids est de 10 grs 6 en vol et le moteur peut-être un peu trop puissant ; 1 Boucle de 2 x 1 remonté à 1100 tours, peut-être du 1,8 X 1 serait préférable, à voir prochainement. Quoi qu'il en soit, il est très amusant à faire voler et son propriétaire en a été ravi et agréablement encouragé. A. M.

MRA 449 p18, 19 - Avril 1977 - René Jossien

Cacahuètes à Louveciennes

Grande nouveauté cette fois-ci. Les points totaux résultaient des points de vol multipliés par les points obtenus au statique, ceci dans le but d'éliminer de la tête du classement les bêtes à voler. Mais même si les premières places n'auraient pas subi de bouleversement, voici une heureuse initiative. Il régnait une ambiance folle, favorisée par l'excellente organisation du P.A.M. et de l'Aérospatiale, la meilleure preuve en est, voir ci-dessous, la verve de René Jossien.

Echos de R.J.

Premier Méritte, deuxième Galichet ; ça, c'est ce que j'aurais annoncé, depuis 2 mois, à droite et à gauche (plutôt à gauche, par inclination politique (1) et je précise tout de suite que je n'étais pas candidat pour Paris).

Malheureusement, il est arrivé à ce pauvre Antoine (Galichet) la déformation traître qui menace tout appareil performant (plus un modèle est au point, et moins lui en faut, pour ne plus l'être) ; j'en ai eu la triste expérience à Louveciennes, où le MILES M 18, exposé un quart d'heure à un coup de brillant soleil passant au travers des vitres, s'est permis, le vilain modèle, de redes-cendre en virages serrés au bout de 8 secondes (ça fait mal, parce qu'à moins de 5" « on a droit de recommencer, pour faux départ, tandis que 8", ça compte comme vol, et si vous réfléchissez un peu, eh bien, dans ce cas, le 3e vol qui comptera pour le classement sera celui avec décollage, pas du tout rassurant pour un hyper-nerveux comme moi).

Donc j'ai profité de la malchance d'Antoine (vous verrez qu'un jour il construira l'Antoinette, histoire de faire son cinéma, plaisanterie nordiste — les meilleures — ne pouvant être saisie que par les cinéphiles connaissant les œuvres de Jacques Becker), pour me classer deuxième avec mon MILES M 18 (si vous construisez ce modèle, un conseil : prononcez Mâyeuss, en appuyant sur le « Mâ ), avec accent circonflexe — et aussi accent anglais —. C'est un nouvel ami anglais qui m'a appris (ou plutôt tenté de m'apprendre) à bien prononcer MILES. Garçon bien sympathique et bourré d'humour, duquel vous avez lu la prose (sans accent, heureusement !...) dans M.R.A.

A propos de Serge Dubuc, avez-vous remarqué que cette année il s'est classé 2ème, en junior, comme moi en senior. Nous allons vous dire la vraie raison. Au P.A.M., le vainqueur doit payer une bouteille de Champagne (et au bistrot, où c'est plus cher que sur les grandes surfaces, non portantes), alors on a décidé de ne faire que 2ème ; c'est toujours ça d'économisé, pour investir dans le balsa.

Le LENINGRADEC, un peu souffrant par les attaques répétées d'un LACEY mal réglé (j'allais écrire mal noué) qui est venu le per-cuter à deux reprises, s'est contenté de la 4ème place par des vols prudents (aile décollée et trous dans le stabilo). Il me semble que c'est un de ses frères qui s'est classé 3ème chez les juniors. Bravo Petit gars !

R.J.

(1) Je prie les lecteurs, ayant une inclination pour la droite, d'intervertir les deux mots, gauche et droite ; ainsi nous resterons copains. Merci.

Saisissants en vol :

Le Fury de Galichet

Un Bébé Jodel

Le biplan Udet de Matherat

Le Delanne de G. Porcher. Une oeuvre originale. 4 brins de 2 x 1 - 22 gr

L'équipe Marseillaise s'était déplacée. J. Montaperto surveille le remontage de son Wolskplane...

… et J.F. Frugoli nous présente son Bernard « Oiseau Canari ».

Le SE 5 de Dubuc, 4 brins de 1 x 1 - 15 gr, hélice plastique travaillée, teint au brou de noix et à la peinture sur soie.

Classement du concours non reproduit