MRA 445 p.16, 18 - Décembre 1976 - René Jossien

Secrets sur les cacahuètes

Nez court ou nez long

La longueur de l'avant de l'avion, distance de l'hélice au bord d'attaque de l'aile, déterminera la construction qui sera plus au moins légère. Si le nez est court (30 mm et moins), cas fréquent du moteur radial ou moteur en étoile, il est inutile de rechercher la légèreté à tout prix, car l'obligation de respecter le centrage (bonne position du centre de gravité, C.G.) oblige à lester l'avant du modè1e. Aussi vaut-il mieux adopter une construction plus solide, le poids intervenant dans le centrage. En général, les avions équipés d'un moteur en ligne ont un nez plus long qui nécessite une construction plus légère.

fig14

Pour les moteurs en étoile, l'usage de faux cylindres en plastique noir (Réf. MOD'AIR 404, 405 ou 406, variable suivant la hauteur) permet de faire très joli et favorise l'avancée du centrage pour les nez courts. Il existe aussi le faux moteur complet, le carter percé axialement servant de palier. Le carter circulaire entourant souvent le moteur en étoile peut être réalisé soit en bois trés mince, en carton mince, en planche balsa, moulé et arrondi ensuite, ou tourné directement dans du balsa tendre ou du polystyrène expansé.

Pour le moteur type radial ou type en ligne, existent des nez en plastique de forme circulaire à l'avant et moulé en carré à l'arrière pour encastrer dans le couple avant du fuselage. Ces nez percés dans l'axe, servant de palier (Réf. 401, 402 et 403, suivant Ø). C'est le respect de l'avion qui détermine le choix.

Lorsque l'on désire une construction, moins facile mais plus légère, on confectionne soi-même le nez, en balsa 60 à 8O/10. assez dur, s'appliquant sur le premier couple (dans lequel il s'emboîte à l'aide d'un rectangle rapporté en balsa 30/10).

Dans ce nez façonné à la forme désirée, est percé un trou de Ø 3,1, recevant un petit palier nylon (Ré1. 800-801).

Ces paliers sont, d'origine, percés d'un trou Ø1, et conviennent également pour les axes en C.A.P. 8/10 et 10/10.

Lorsque l'on désire une construction, moins facile mais plus légère, on confectionne soi-même le nez, en balsa 60 à 8O/10. assez dur, s'appliquant sur le premier couple (dans lequel il s'emboîte à l'aide d'un rectangle rapporté en balsa 30/10).

Dans ce nez façonné à la forme désirée, est percé un trou de Ø 3,1, recevant un petit palier nylon (Ré1. 800-801). Ces paliers sont, d'origine, percés d'un trou Ø1, et conviennent également pour les axes en C.A.P.8/10 et 10/10.

Suivant l'expérience de vols précédents (sur d'autres modèles, semblables) ou en suivant les incidences d'un plan "chiadé" et ayant déjà volé (méfiance de ce côté, car certaines incidences, mises au pif par les desssinateurs de plans, sont loin de la vérité d'un réglage vraiment correct pour voler ; comment s'étonner, après cela, que des modélistes ne parviennent pas à voler au moins 10"), on gagne à percer le trou de Ø3,1, recevant les paliers nylon, aux angles qui approchent souvent 3° de piqueur (mettre 0°, si le piqueur est déjà donné par le couple AV) et 3° à 3°30 à droite, si on a choisi ce virage qui facilite le vol. Il faut noter cette particularité, observée sur les "Cacahuètes" volant en salle, même réglé en virage à gauche par la dérive, l'appareil pour voler non dangereusement à gauche, doit avoir l'hélice tirant à droite, plus ou moins selon le pas de l'hélice.

Axe d'hélice et roue libre

Le palier reçoit donc l'axe d'hélice réalisé en C.A.P. 8/10, puis devant le palier, glisser une rondelle laiton libre, puis une autre rondelle de laiton, généralement soudée sur l'axe, qui supportera la traction de l'écheveau. Devant encore, plusieurs systèmes sont possibles suivant que l'on veuille ou non une roue libre, que l'on veuille ou non avoir la possibilité de changer l'hélice. La figure 14 montre, en détail, un ensemble propulseur déjà élaboré qui a les deux avantages de posséder une roue libre (très utile pour les «Cacahuètes» volant l'extérieur ou dans des salles très hautes de plafond), et de permettre l'échange facile de l'hélice.

Le remontage de l'écheveau s'effectue soit en enlevant l'hélice, et en passant un crochet simple de la chignole dans la boucle soudée (en C.A.P. 5/10) sur l'axe, soit en utilisant un crochet spécial décalé en laissant, dans ce cas, l'hélice en place. Bien s'assurer, après remontage, que le doigt coudé, tournant dans l'hélice, est enclenché dans le cavalier soudé sur l'axe.

fig. 15 à 18

Un autre système, plus simple, permettant le changement d'hélice est représenté par la figure 15. Sur l'axe d'hélice en C.A.P. 6/10 est soudé, perpendiculairement, un ergot en CAP 5/10. Sur cet ergot vient pivoter un entraîneur de l'hélice (C.A.P. 5/10) qui prend appui sur l'axe, au déroulement moteur.

En roue libre, cet ergot pivote et laissant ainsi tourner librement le propulseur. Deux gouttes de colle emprisonnent l'entraîneur et l'hélice pour éviter qu'ils n'échappent.

Ce système nécessite de remonter l'écheveau directement puis d'accrocher le moteur remonté à l'anneau de l'axe.

La figure 15 montre une roue libre de Jacques Pouliquen encore plus simple utilisable avec les hélices en plastique ayant un cran prévu à l'avant (hélice Williams).

Devant le palier, une rondelle laiton faisant office de butée, puis une autre rondelle soudée à l'axe, ensuite passer l'hélice (cran vers l'avant), puis former la boucle de remontage dont le premier coude sert d'entraîneur de l'hélice.

Prévoir entre la rondelle soudée et l'arrière du crochet un espace tel que l'hélice puisse reculer de 2,5 à 3 mm dès le déclenchement en roue libre. L'hélice est emprisonnée, donc non interchangeable.

Dans la plupart des salles (pas assez hautes en plafond) le vol se termine souvent avant que ne soit totalement déroulé le moteur.

La roue libre n’'est donc pas nécessaire, et il suffit de souder, avec la petite rondelle absorbant la traction de l’'écheveau. un doigt d’'entraînement qui sera piqué, éventuellement collé, à l’'arrière de l’'hélice.

Ce système permet de changer facilement d’'hélice pour trouver le meilleur groupe moto-propulseur (figure 17).

Au concours des Mureaux, j'ai vu beaucoup de modélistes ayant choisi la roue libre représentée en figure 18. Plus encore qu'’en vol libre, où elle n’'aurait jamais dû être employée, en Cacahuète cette roue libre est à déconseiller. La poussée du ressort épingle, qui assure le déclenchement du doigt en déplaçant l'’axe vers l'’avant, exerce également une poussée sur l’'hélice, l’'empêchant ainsi de tourner très librement.

Le nez de cacahuète selon Emannuel Fillon

Le nez selon E.Fillon (non présent sur l'article du MRA original)